À la frontière de la Belgique et des Pays-Bas, la région de l’Escaut – endiguée sous le niveau de la mer – a beaucoup fait souffrir nos hommes. M. Leblanc nous raconte la seule nuit sèche qu’il y a passé.
Léonard Leblanc
Seul volontaire de sa nombreuse fratrie, monsieur Leblanc arrive en France comme renfort du Régiment de la Chaudière à l’été 1944. De là, il termine la campagne de Normandie et participe à de nombreuses batailles (dont l’Escaut) tout en traversant à pied la Belgique et les Pays-Bas. C’est justement aux Pays-Bas que lui et les survivants de sa compagnie sont faits prisonniers, à la suite d’un combat à découvert. Il est incarcéré neuf jours en Belgique avant d’être libéré par les Alliés. Il reprend ensuite le combat et termine la campagne des Pays-Bas. Il se trouve en Allemagne à la capitulation inconditionnelle des Allemands. Il demeure cependant six mois de plus en Europe avec les forces d’occupation avant de revenir au pays. À son retour il quitte l’armée et se marie, mais décide de s’enrôler de nouveau plusieurs années plus tard. Il participe alors à la contribution des Forces Canadienne aux efforts de l’OTAN en Europe (Allemagne).