Geler comme une CWAC
La force francophone
Geler comme une CWAC
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Gelée comme une CWAC
Oui, j'ai été dans l'armée canadienne, le CWAC, Canadian Women Army Corps,
CWAC, ce qui nous faisait pas beaucoup plaisir, je dois dire, mais tout de
même, c'est resté. Et nous avons fait un très bel ouvrage.
Nous étions jusqu'à dix-huit mille à la fin de la guerre. C'était beaucoup de femmes.
À ce moment-là, les… les premières du corps avaient rencontré celle qui avait
fondé les CWAC… les Women Army Corps en Angleterre et ils avaient choisi
Kitchener comme camp d'entraînement pour les femmes.
C'est probablement la pire décision qui s'est prise pendant la guerre.
Kitchener est une plaine au sud de l'Ontario où le vent du nord et du
se rencontrent. Il vente continuellement et nous étions sur une plaine
littéralement une plaine. Il y avait un camp d'hommes. Ils ont déménagé
la moitié des hommes et ils nous ont donné la moitié du camp, c'était
intéressant ça. Et puis on a essayé de faire, de… entraîner nos filles là.
Il faisait un froid terrible, l'hiver, et une chaleur pas endurable l'été.
Dans tous les cas, j'ai été envoyée là pour mon entraînement de base
basic army training, j'ai été là six semaines,
j'ai enduré un automne là que j'oublierai jamais. Ah oui, il faut que je vous dise
qu'ils nous avaient mis dans des huttes, des H huts qu'ils appelaient, c'était fait
comme un H. Ces huttes-là avaient cent pieds de long, alors trois petits
poêles là-dedans, c'était pas beaucoup alors les pauvres filles étaient, ce qu'on
appelait on fire duty. Des fois le tuyau était ça de loin du plafond rouge
très voyant, les autres fois, il était pas rouge du tout parce que ça avait
éteint à six heures, dix heures du soir. C'était absolument
pas vivable. Dans tous les cas, ça, ça a duré à peu près
huit à dix mois ça, cette chose-là. Puis là, ils ont sorti les hommes,
ils nous ont donné tout le camp. Je sais pas si quelqu'un m'en voulait
ou pensait que j'étais intelligente, je sais pas, j'ai jamais su
lequel des deux, mais ils m'ont nommé, ils m'ont nommé instructeur.
Alors, j'ai été pris pour rester à Kitchener… pour dix-huit mois de plus.
Quelques années après, ils ont mis du chauffage et à la fin de la guerre, je suis
retournée à Kitchener et il y avait du chauffage, c'était très confortable.
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