L’armée, une école très formatrice.
La force francophone
L’armée, une école très formatrice.
L'armée, une école très formatrice
Moi je regrette pas une minute mon temps dans l'armée. Remarquez que pour moi, j'étais
élevée… ben j'avais fait mes débuts, j'avais été dans les grands collèges américains, j'avais
été aux Ursulines de Québec, j'avais été emmitouflée, emmaillée de tous les côtés.
J'avais certainement jamais, ça je l'ai déjà dit, j'avais jamais dans ma vie essuyé une assiette
excepté dans un camp parce qu'on avait plusieurs camps, parce que popa
était dans le bois et j'ai fait beaucoup de ma jeunesse avec grand plaisir
sur les lacs et les rivières du Canada, du Québec. Là j'ai lavé de la
vaisselle. J'ai jamais lavé de vaisselle dans une cuisine de ma vie. Jamais.
Jusqu'au premier samedi que j'ai été dans l'armée où j'ai lavé 750 assiettes
dans ma journée. Ça, j'ai pas oublié. J'ai jamais décidé que j'allais laver
de la vaisselle pour le fun. (rire) Je l'ai appris celle-là.
Mais c'est pour vous montrer d'où on part et où on va. Dans une guerre,
on n'y pense pas. Aujourd'hui, les jeunes filles disent « Ah moi je suis pas
habituée à faire ci, je suis pas habituée à faire ça, je peux pas faire ça…»
Nous, si l'officier qui commandait disait faites-le, on disait oui monsieur ou
même oui madame pis on le faisait. Tant bien que mal, remarquez, avant de l'avoir.
Mais, on l'apprenait tout de même, on le faisait, on gueulait pas.
J'aime pas le mot gueuler, mais c'est exactement ça. Parce que si on avait gueulé,
on se serait fait punir, puis c'était pas tellement amusant. Parce qu'on avait
certaines fins de semaines, des quarante-huit heures ici et là et c'était assez facile à perdre,
dépendant de l'humeur de l'officier commandant devant qui on était ce jour-là.
Alors, ça a été un moment très intéressant, très instructif, j'ai fait de
très bonnes amies et mâles, et femelles, j'ai appris énormément.
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