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Description
Au fil de cette capsule, nous comprenons le déroulement et les dangers d'une journée dans la vie d'un pilote de guerre.
Transcript
Une mission, on appelait ça un Show ou un Do, ou un Op, on the next Op, on the next Do. Les missions, « mission » c'est un mot qu'on ne connaissait pas. Ça fait que ça, ça voulait dire qu'on se levait à 4h30 le matin, on prenait un light breakfast et puis l'aéroport était tout de même une demi-heure d'où on restait. Ça fait qu'on arrivait au dispersal là - je ne connais pas un terme là qui ferait en français - vers 5h30 et puis là, on avait notre briefing avec l'intelligence officer. Et puis à 6h00, c'était go. Alors les premières missions, on ne voit rien : t'es assez occupé à voler la formation de façon parfaite, mais je me souviens que ma deuxième mission, on était en train de cannoner une cour de triage de chemin de fer; il y avait des locomotives puis des freight cars puis... alors pa, pa, pa, pa, pa... C'est le fun, ça, mais il y avait, il me semblait qu'il y avait beaucoup de ricochets. Ça fait que quand on est revenus, bien un moment donné, ça a fait « poof ». « Ah, j'ai dit, j'ai passé dans le slipstream d'un autre », tu sais. J'arrive à la base puis en débarquant, à mon empennage, il me manquait un gros morceau de même. Ça fait c'était le « woomf » qu'il y avait eu. Ça fait que le mécanicien, il dit : « Monsieur, il y a bien d'autres trous en-dessous. » J'ai dit : « J'en ai assez vu, merci. » Ça fait que, au debriefing avec le commandant et l'intelligence officer, après que j'ai été fini, j'ai dit : « Il y avait donc bien des ricochets, ça volait. » Il dit : « André, c'est pas des ricochets ça, c'est du flak, anti aircraft. - Oh, j'ai dit, c'est ça qui m'a frappé. » Il dit : « Oui, oui, c'est ça, puis t'es mieux de t'habituer parce qu'il y en a tout le temps de ça. »