Shell Shock

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Description

L’expression shell shock est connue par tous les soldats. M. Lafrance nous décrit comment certains soldats avaient de la difficulté à garder leur moral durant les bombardements ennemis.

Transcript

Ils nous cassaient le moral. C’est ça.Interviewer : Est-ce qu’il y en avaient qui cassaient puis qui n’étaient plus capable ? Oui. Surtout au front. J’ai vu ça plus au front qu’à l’entraînement par exemple. On appelait ça shell shock. Quand ça arrivait à un gars ça, il venait comme fou puis il sautait en dehors du... il aurait pu faire tuer tout le monde. Des fois, il fallait leur planter un coup de poing puis l’assommer parce qu’il... pas l’assommer tuer là, mais du moins j’pense pas. Mais il fallait le, le contrôler parce que... il aurait pu faire tuer tout le monde. Il dévoilait nos positions. C’est bête ça. On appelait ça shell shock.Interviewer : Ça arrivait souvent ? Pas mal. Assez régulièrement. C’est un peu arrivé à moi-même. À quelques occasions là, j’ai passé proche moi même. Pas mal. Oh oui. (rires) Et la preuve c’est que j’ai une oreille qui sile encore. Elle a toujours silé depuis... c’était en ‘44 ça. Assez que depuis ce temps là, ça fait dzing dans l’oreille, pis ça le fait encore. Faut apprendre à vivre avec ça. C’est ça.Interviewer : Qu’est-ce que vous vous disiez sur le front pour pas devenir shell shock comme vous dîtes ? On n’a pas le temps de se dire. Faudrait... oh non, non, sur le front là, on n’a pas le temps. On n’a pas de temps de manger. On n’a pas le temps dormir. On n’a pas le temps de travailler. On n’a même pas le temps de nettoyer nos carabines, maudit, des fois.

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