Le Typhoon

Warning!

This video is only available in French.

Video file

Description

Joseph Anatole Côté nous parle de l’avion qu’il pilotait, le Typhoon.

Joseph Anatole Côté

Mr. Côté was born in Quebec City on October 7, 1917. He studied forestry engineering at Université Laval. When war broke out, he enlisted in the Royal Canadian Air Force to become a pilot. He started his training in Trois-Rivières, then went to Trenton. He was then sent to England and began his career as an airfield controller but was soon assigned as a pilot on several missions, particularly the famous Market Garden operation and another mission over Germany which led to 80 days of exile…

Transcript

LE TYPHOONTyphoon, c'était un très bon avion. Ça avait, d'abord, beaucoup d'puissance, un moteur de vingt-quatre cylindres, 2 300 chevaux. Et puis... ça avait pas l'agilité d'un Spitfire, mais, pour le bombardement, on pouvait mettre deux bombes de mille livres sous les ailes. Pis y avait quatr' canons de vingt millimètres avec une centaine de rondes de munitions dans chaque canon. Et puis ça pouvait porter ça... on décollait avec ça... Ça nous dérangeait pas pantoute, les bombes de mille livres. Mais, moi, j'ai trouvé qu'c'était un très bon avion, pis c'tait agréable à piloter. Évidemment, ça avait quelques drawback, comme y disent... Ils avaient un p'tit problème... On était obligés de prendre l'oxygène, le masque à oxygène dès que l'moteur fonctionnait, même à terre parc'que y avait un danger d'asphyxie. Mais, à part ça, moi, j'ai pas trouvé... Au début, c't'un avion qui a eu des problèmes majeurs. Même, y en a qui ont perdu l'empennage, la queue d'l'avion, là, et puis y en a qui ont explosé parc'que quand on lâchait les bombes, c'tait un appareil électrique, ça, qui libérait la bombe. Et puis, en même temps, on plongeait et pis on sortait de la plongée avant d'lâcher nos bombes. Et puis là, y avait les réservoirs d'essence qui pouvaient craquer, pis quand le contact électrique se faisait, pour lâcher les bombes, ça faisait une étincelle... L'avion sautait. Mais ça, ils ont corrigé ça. Quand je l'ai utilisé, moi, j'trouvais... On a jamais eu d'misère avec. Même, j'ai eu, une fois, le malheur de m'faire tirer par un Américain, un avion américain, pis l'avion était assez endommagé qu'y avaient parlé de la mettre en pièces, au rebus, ni plus ni moins. Pis y avait des trous dans les ailes, pis y avait... quand j'ai atterri, y avait p'us de... p'us d'freins, les roues descendaient pas, les volets fonctionnaient pas et puis j'avais pas d'indicateur de vitesse. C'était... j'ai réussi à... y ont dit, à la radio, y m'ont dit : « Ben, vole autour du terrain d'aviation pour dépenser ton essence avant d'essayer d'atterrir. » J'ai réussi à faire baisser les roues, mais le reste, ça marchait pas... Fait que quand... j'ai été obligé d'atterrir assez rapidement parc'que j'avais peur de faire un stall, comme y disent. Puis, j'avais pas d'freins alors j'ai roulé jusqu'au bout d'la piste, pis dans une coupl' de champs et pis finalement, j'ai frappé que'que chose, pis l'avion a tourné, mais y est resté sur ses roues. Fait qu'ça fini là, mon aventure.

Meta Data