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Description
Joseph Anatole Côté nous parle de différents endroits en Hollande où il s’est caché. Suite de Je me suis caché quatre-vingts jours en Hollande (partie 1)
Joseph Anatole Côté
Mr. Côté was born in Quebec City on October 7, 1917. He studied forestry engineering at Université Laval. When war broke out, he enlisted in the Royal Canadian Air Force to become a pilot. He started his training in Trois-Rivières, then went to Trenton. He was then sent to England and began his career as an airfield controller but was soon assigned as a pilot on several missions, particularly the famous Market Garden operation and another mission over Germany which led to 80 days of exile…
Transcript
JE ME SUIS CACHÉ 80 JOURS EN HOLLANDE (PARTIE 2)J'ai eu toutes sortes d'aventures... On était dans une pharmacie... dans le haut d'une pharmacie et puis y a eu une attaque de British Typhoons et puis on a faillit y passer parc'que, dans la pièce où on était, les balles passaient à travers le mur, là, pis... Nous autres, on était contre c'mur-là, on était protégés, un peu. Mais, malheureusement, le père de la dame qui nous hébergeait, la pharmacienne, était mort la veille. J'sais pas si y était mort des bombardements, mais j'pense que oui... Et puis, y était dans son cercueil, pis y a une bombe qui est arrivée dans... près d'la pièce où il était, pis y a été projeté en dehors du cercueil. Et pis, la dame, elle dit : « Malheureusement – elle dit – j'vais être obligée... J'pourrai pas vous garder, dans les circonstance... » Ah ! ben, on dit : « On comprend ça... » Alors, on a changé d'place, pis là, on est allés sur une ferme, pis on était cinq, à c'moment-là. Pis c'était une dame [Osterink], son mari, mais le mari, lui, y faisait pas grand bruit... Mais elle, elle était... elle avait pas peur de... Elle avait neuf Allemands, j'pense, dans la maison, pis, nous autres, on était cinq dans l'grenier, pis fallait qu'elle nourrisse tout c'monde-là. La nuit, on sortait prendre l'air un peu. Des fois, on rencontrait les Allemands... On disait : « Guten Abend ! », pis on passait vite. On s'est aperçu que ces Allemands-là faisaient partie d'un bataillon d'artillerie, pis ils étaient... leurs canons étaient à quelques... deux, trois-cents verges de la ferme où on était. Et pis un matin, y s'mettent à tirer. Ça passait au-d'ssus de notre toit, nous autres... Ça avait l'air à être proche pas mal. Ça fait que y ont décidé d'nous déménager...