Mon départ pour la Grande-Bretagne

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Description

M. Lavertue parle de son voyage de Kinsgston, en Ontario, pour se rendre à Halifax, en Nouvelle-Écosse, et ensuite en Grande-Bretagne.

Yvain Lavertue

Born in 1923 in Arnprior, Ontario, Mr. Lavertue comes from a family of four children. He enlisted in the army and underwent his military training in Ottawa and Kingston, Ontario. In February 1943, he was sent to England. There, he was a member of the Signal Corps. He was also sent to France where he was wounded before coming home in February 1946.

Transcript

MON DÉPART POUR LA GRANDE-BRETAGNEOn est partis d'Kingston, pis ça pris trois jours pour se rendre à Halifax parc'que les trains militaires étaient pas prioritaires, y étaient toujours les derniers. Et puis, on pouvait pas débarquer. On arrêtait sur des sidings, pis on attendait qu'd'autres trains passent, pis avant r'partir, pis on avait pas l'droit d'débarquer et pis... Par contre, à Rivière-du-Loup, on a arrêté pour que'que chose, su' un siding, que'que chose, qui était proche d'la ville, pis là... y nous ont empêchés d'débarquer, mais on a débarqué pareil pour aller courir au magasin d'liqueur [rires], pis on est r'venu avec... Ça été la fête de Rivière-du-Loup à Halifax, ça été la fête su' l'train. Ah ! oui...Pis, rendus à Halifax, c'était le Queen Elizabeth qui a embarqué pour traverser, pis y était juste... y était au port, là, pis... y était pas ancré au large, y était juste au port. Pis, su' l'port, y avait un hangar, là, on sortait du hangar, pis on embarquait. Y avait p't-être ben cinquante pieds entre le hangar pis le bateau, pis c'est quand que j'ai débarqué, pis j'ai commencé à r'garder ça, ce bateau-là... C'était immense, j'm'imaginais jamais qu'c'tait si gros qu'ça. C'tait immense. Et pis, quand j'ai débarqué à Glasgow, et puis quand... on a débarqué sur des barges, à Glasgow... pis quand j'me suis éloigné de ça, j'en r'venais pas comment que c'était gros. J'avais jamais vu ça, hein ? C'tait au mois d'février, pis la mer était rough quand on a traversé. Ah ! oui... Et puis ça a pris sept jours, j'pense, pour traverser, parc'que c'tait dans l'temps des sous-marins allemands, là, les... comment est-ce qu'y les app'laient, donc... y avait un nom... Fallait changer d'course à toutes les sept minutes, j'pense, ou que'que chose comme ça. On traversait en zigzagant, t'sais, et puis c'tait rough, c'tait ben rough. Pis on couchait dans des cubicules, des p'tits... comment est-ce qu'y appellent ça... les chambres à coucher, su' les bateaux, là, j'me souviens pas... pis on était dix-huit là-d'dans. Y avait des bunks... c'tait pas des bunks, c'tait des hamacs, trois de hauteur, su' c'mur-là, y'n avait trois de hauts, pis celui-là, trois de haut... Pis y avait trois shifts, on couchait trois shifts. Un shift était là pour huit heures, avec son bagage, pis, après huit heures, y sortait, pis c'tait un autr' groupe qui rentrait, pis celui-là sortait. Trois shifts... Pis on montait su' l'deck pour niaiser. On niaisait su' l'deck avec tout' notr' bagage. On pouvait pas bouger... Pis, si ma mémoire est bonne, on était 2 200 militaires su' l'bateau, à part de l'équipage. C'tait paqueté, ben paqueté. En plus de ça, on avait des Mae West, qu'y app'laient, les vestes de sauv'tage, là. C'tait pas les vestes de sauv'tage qu'y a aujourd'hui, c'tait des grosses affaires... Ah ! tabarouette... Oui... Ça été long... Ça été ben long.

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