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Description
M. Leblanc décrit son arrivée à Douvres, en Grande-Bretagne et parle aussi de son expérience en patrouille de nuit en Belgique.
Yvon Leblanc
Mr. Leblanc was born in New Brunswick on March 29, 1925. He was a reservist. He then enlisted in the Army and underwent his military training in Edmundston, New Brunswick, in Utopia, Ontario, and in Saskatchewan. It was during his military training that he met two close friends, Willy Leblanc and Simon Savoie, who were also infantrymen from New Brunswick. Mr. Leblanc was posted to the Régiment de la Chaudière. In 1944, he was sent to Dover, England, where he arrived on Christmas eve. After some time in England, Mr. Leblanc was sent to fight in France, Belgium, Holland and Germany.
Transcript
DE L'ANGLETERRE À LA BELGIQUENOËL EN ANGLETERREOn a arrivé en Angleterre la veille de Noël. C'est là qu'on arrivait en Angleterre, en 1944. À Noël, on a fait pitié [rires]. Noël, y nous avont embarqués dans une bus, pis y nous avont drivés à Woodley's Camp. On a mangé notr' dîner d'Noël, pis, ensuite, on a été dans... y nous ont mis dans différents camps... camps... c'était les p'tites choses en fer, t'sais, les... en fer, pis on avait nos lits qui étaient dedans. On pensait à nos femmes, à nos girlfriends qu'on avait quittées ici, pis on pensait jamais... Y a ben des gars qu'on pensait jamais de se r'voir au Canada d'nouveau. On pensait qu'on allait là, pis ça aurait été la fin... C'est comme un prêtre m'a d'mandé, y dit : « As-tu été administré durant la guerre ? » J'ai dit : « Ben des fois... » Y pensait que c'était imposible de s'faire. Mais, à tous les fois qu'on allait su' l'champ d'bataille, nous autres, on avait notr' prêtre, pis eux autres aviont leur ministre... C'était ça qui allait...LA PATROUILLE DE NUIT EN BELGIQUEJ'étais caporal, pis y ont d'mandé cinq de nous autres d'aller faire night patrol. Tu vas, pis tu cherches l'ennemi, pis tu sais pas où est-ce qu'y est, lui, là. Pis là, tout d'un coup, t'arrives su' lui... Moi, j'ai perdu des soldats avec moi. On allait là, pis on avait des [light], des sten guns, pis ça, pis quand qu'on avait la chance, on tirait su' les Germans, pis eux autres tiriont back su' nous autres, pis c'est là qu'la chicane commençait. Mais, en tirant sur eux, ben nous autres on r'culait. On r'tournait back au régiment, pis on disait au régiment : « Les Germans sont rendus à une telle et telle place... » P't-être deux, trois-cents verges d'ici, p't-être sept-cents verges, ou... C'est d'même ça s'travaillait. Arsenault s'est fait tuer, pis y'n avait deux autres... y'avait Melançon, qui est de Scoudouc, ici... Lui, y s'est pas fait tuer, y s'est fait blesser. Pis y'n avait deux autres, avec nous autres, qui s'est fait blesser. So, j'ai été pas mal chanceux, moi...