Missions d’après-guerre

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Description

Alors que tout le monde fête la fin de la guerre, un incident survient en Hollande.

Louis Lemoing

Mr. Lemoing’s father was a retired serviceman of the Zouaves (a French infantry unit) who immigrated first to the United States before moving to Canada. In 1940, Louis Lemoing became a welder mechanic in a technical school in Saint Boniface. He then started to work for West Steel making airplane parts. In 1941 he decided to volunteer for the air force as a mechanic. During his basic and advanced training, he visits many schools in Ontario and Manitoba: Number One Manning Depot in Toronto, Number One TTS in St-Thomas, Number Fourteen Service Flying Training School in Hillsbourough where he worked on Harvard fighter training planes, Rockliffe, and finally the Number 17 Service Flying Training School in Souris, Manitoba. He leaves for England in October 1944 to join 429 Bomber Squadron. In February 1945, he was sent to a squadron with smaller planes, Austers. His war service took him to England, Holland and Germany before his return in 1946.

Transcript

Missions d’après-guerreQuand la guerre fini, j’étais à, on arrivait à Wilhelmshaven, c’est contre la mer du nord. Il y avait un énorme aéroport là. Puis, nous on a rentré là. La guerre était, elle finissait juste, tu comprends. Les filles dans les bureaux en haut descendaient en pleurant. Elles pensaient qu’on allait les violer et les tuer ou je sais pas quoi, mais c’est pas ça, on avait ordre de faire sortir. C’était gros l’aéroport with Permanent married quarters, tsé. Fallait que ces gens-là sortent et aillent se rapporter je sais pas où, là, dix, quinze miles plus loin, avec leurs biens personnels. Puis nous autres, on entendait à la radio « la guerre est finie, ça fête à Paris, ça fête à Winnipeg, ça fête à Londres, ça fête partout! » Nous, on n’avait rien du tout! Pas même une goûte. Puis là, il y a un Allemand qui sortait, un officier avait décidé de mettre un garde, deux gardes à la barrière où ce que tout le monde sortait. Il y avait un gars qui traînait une voiture, puis il avait trente bouteilles d’alcool dans sa voiture. Ça a pas été plus loin. Là, on a eu une soirée. Oui. Ça c’était une expérience. Quand on redescendait plus tard, on revenait dans la Hollande, on appelle ça « occupation », (inaudible) arrête aujourd’hui, ça prend du temps, alors on s’en revenait tranquillement. On a arrêté là, dans un, à côté d’un petit village, on était assis dehors, puis on a entendu une explosion. On a sauté dans un Jeep, puis on s’est rendus dans ce petit village, où on avait entendu le bruit. L’histoire est que les Hollandais, les civiliens, des civils de ce village, le chemin de fer avait été bombardé, puis ils ont décidé de sortir ces bombes-là. Pour sortir une bombe qui a pas explosé, ça prend des experts. Eux autres ils en ont sorti une, ok, puis la deuxième a sauté en la sortant. Il y avait des morceaux d’Hollandais pour… cinquante pieds à la ronde quand on est arrivés là, nous autres, oui…

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