De la fin des combats au retour à la maison

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Description

M. Poirier nous raconte comment il a eu la chance d’entraîner des officiers alors qu’il n’était que sergent. Il nous raconte aussi son périple du retour à la maison.

Transcript

On est revenu en Angleterre, à Aldershot. Ils voulaient avoir un instructeur pour driller les gars. Il y avait pas mal de Canadiens encore là, puis ils voulaient les tiendre occuper. Ça fait que, moi j’ai... ils m’ont fait un instructeur, j’ai été prendre un cours. J’ai été là pour comme trois semaines, puis là j’ai retourné là pour trainer les gars. Puis j’ai... j’avais une... j’avais une cinquantaine d’officiers que j’étais supposé de driller qui allaient prendre la place des gardes au Buckingham Palace. C’est moi qui les a drillé ces gars-là. Et moi, j’étais content de les driller parce que je les aimais pas les officiers anyway. Ils en mangeaient là, O.K. Fallait pas qu’ils répondent, c’est moi qui avait le fouet. Pas eux autres. Pas eux autres qui avait le fouet, c’était moi. Ça boltait, quand j’étais fini avec eux autres, ils étaient prêts. They were ready to go, yeah. Après ça, mais ils ont commencé à organiser les Canadiens pour les assembler pour les mettre sur les bateaux pour aller au Canada. Tu sais qu’il ne restait pas une poignée (rires) à bord du bateau quand c’est que les gars ont débarqué... les souvenirs. They stripped‘er. (Rires) Ils ont tout volé ce qu’il y avait à bord. J’avais des... des carabines... des couteaux d’Allemands, des fusils, des pistolets allemands dans mon pack sack là. Quand j’ai venu pour prendre mon pack sack là, le pack sack était fendu comme ça là, puis il restait rien dedans. Ils l’ont cleané, ils l’ont tout volé. Ouais, stole the whole thing. I had some pictures too, stole the whole thing. The Englishmen aboard the boat eh, they knew where the.. we weren’t allowed down there but they were. C’était pas des Canadiens c’était les marins certain. Revendre ça, dès qu’ils arrivaient chez-eux ils allaient revendre ça eux-autres. Quand j’ai arrivé à... dans les États à New York, j’ai débarqué à New York, ouais. On a débarqué à New York et puis on a pris le train pour Fredericton. Puis là, arrivé à Fredericton... j’aurais pu resté dans l’armée, mais j’ai pas voulu. J’avais pas assez d’instruction pour ça. J’aurais resté, j’aurais aimé... aimé ça rester dans l’armée à cause j’aurais pu monter en grade. Mais avec le grade que j’avais, ça payait pas assez anyway. Une piastre et demie par jour là, ça paye pas beaucoup, beaucoup, hein ? Non. Ça fait que, j’ai sorti de là. J’étais bien, j’étais chez-nous. (Rires)Interviewer : Vous étiez heureux là hein ? Heureux, ouais, d’être chez-nous, ouais. J’ai pris le train pour chez-nous. J’ai débarqué à Eel River, Eel River Crossing. Puis il y avait un nommé Beckenham qui vendait du lait. Il y avait comme six pieds de neige. Ça fait qu’il m’a donné une drive sur son traîneau jusqu’à chez-nous. Interviewer : Comment est-ce que votre famille a réagi quand elle vous a vu retontir ? Ouais, ils étaient content de me voir, ouais. Sûrement qu’ils étaient content de me voir partir aussi. (Rires) Une bouche de plus à nourrir hein ?

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