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Description
M. Côté raconte comment il a été nommé adjudant et la première fois qu’il a rassemblé le régiment.
Transcript
Guy Roberge, le capitaine Roberge, avait été nommé comme capitaine d'état-major à la 8e Brigade et il avait quitté, et le colonel Flynn m'avait demandé d'être adjudant du régiment. Je me suis souvent demandé pourquoi; la raison était que, d'abord le colonel Flynn était d'ascendance juridique, il était avocat et que j'étais, moi aussi, avocat. Mais, surtout que j'étais complètement bilingue et comme tous les ordres venaient de la brigade exclusivement en anglais et qu'il fallait les retransmettre en français à la troupe, je pense qu'il trouvait ça commode. Ça été une surprise générale auprès des officiers permanents qu'un blanc-bec de l'Ouest soit nommé adjudant, mais que voulez-vous, ainsi vont les choses.Interviewer : Et vous étiez lieutenant toujours? Oh oui, voyons donc, à peine cinq mois lieutenant, on n'en fait pas un capitaine tout de suite. Non, mais adjudant, là j'étais mal pris parce qu'il fallait que je, pour les parades mensuelles, hebdomadaires, au moins, que je rassemble le régiment et remette le régiment au colonel. J'avais pas la moindre idée comment ce faire. C'est alors que j'ai demandé au sergent régimentaire, sergent-major régimentaire Paul Triquet, de me donner des leçons dans le particulier. Des leçons le soir, tout seul, comment qu'on rassemble le régiment en donnant le mot d'ordre requis. Il paraît que c'était assez amusant de voir ce jeune homme de 6'1" remettre le régiment au colonel Flynn qui n'en avait que 5'6" ou quelque chose comme ça. Alors que le lieutenant est alors, Bataillon! Attention! Et le colonel Flynn c'était, Battalion! Attention! Et il paraît que ça faisait un peu comique.