Danger ! Torpilles !

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Description

M. de Villers nous parle des dangers auxquels les marins marchands faisaient face, ainsi que des conséquences d’être coulé.

Transcript

Le pire c’était peut-être quand on sortait des ports. Parce que si y’a une belle place pour nous pogner, c’est quand on sortait tous à la même place, hein.Interviewer : Qu’est-ce qui se passe dans un convoi quand y’a un bateau qui se fait torpiller ? On continue. Souvent t’avais un ou deux bateaux qui pouvaient, des bateaux (inaudible), assignés pour essayer de ramasser les, les rescapés si possible. Mais tu continues. Parce que si y’en coule un pis que tu restes là, ils vont en couler deux.Deux fois là, dans le Golfe St-Laurent, une fois quand, on était en convoi là, la corvette Magog, c’était une corvette, s’est faite torpiller là, elle était juste à côté de nous autres. C’était pas loin, c’était à Pointe-des-Monts, en bas de Baie-Comeau. Pis l’autre fois, j’suis sur l’impression qu’on n’avait pas de convoi, le Fort Thompson. On avait pris les SOS su Fort Thompson, pis après ça y’a passé une torpille avant nous autres, mais elle nous a manqués. On est encore ici. (rires)La marine marchande là, la Navy c’était un petit peu différent, mais si on se faisait torpiller là, du moment que la compagnie savait que ton bateau avait été torpillé à 11h34 tel jour là, ta paie était finie. Si tu faisais six jours ou quinze jours dans la chaloupe, c’était fini. T’étais pus un membre de l’équipage. C’était ça la marine marchande.

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