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Description
Mme. Dupuis raconte les défis de se joindre à une troupe en cours de mission en Afghanistan alors qu’elle a dû remplacer un chauffeur décédé et terminer les deux mois qui restaient à la rotation.
Natacha Dupuis
Ms. Natacha Dupuis was born May 25, 1979 in Longueuil, Quebec. Throughout her younger years, she always had a desire to join the military. In 1997, at age 18, Ms. Dupuis joined the reserves and with family support and encouragement, she enlisted with Armoured Corp as a tanker. After receiving her basic training in Montreal as well as completed the Crewman course in Valcartier, Ms. Dupuis moved to Vancouver and joined the British Columbia Regiment. There she took an advance reconnaissance course and a few years later joined the Regular Force accepting more training on the Leopard tank and completed the Coyote Gunner/Driver course. Ms. Dupuis was deployed to Bosnia and twice to Afghanistan. Suffering from PTSD, Ms. Dupuis was medically released from the military. She now has a positive focus on her future and maintains pride for her service years. She is involved with the Canada Army Run and is a proud member of the Soldier On organization.
Transcript
En 2007, je suis sur une liste de 10% pour être déployée en cas d'accident ou de chose comme ça, pour un escadron qui est déjà en Afghanistan. Je reçois l'appel que je pars dans 2 semaines pour aller remplacer quelqu'un qui était blessé. Donc OK, prépare mes choses, on s'en va. Ça a été assez difficile parce que je partais toute seule. D'habitude on part en groupe. En groupe c'est plus facile. Là je partais toute seule, tout le voyage, j'allais remplacer quelqu'un qui était blessé. C'était pas des grosses blessures ou rien. Mais quand je suis arrivé à Dubaï, j'ai appris le décès d'un collègue qui était là. Quand je suis arrivée en Afghanistan, c'est lui que j'ai remplacé, la personne qui était décédée. Ça c'était pas facile parce que là j'arrivais dans une troupe endeuillée, une troupe aussi qui était tissée très serré. C'était de faire sa place, pas trop prendre de place non plus, mais il fallait que je fasse ma place quand même. C'est une place difficile à prendre, la place de quelqu'un qui est décédé au combat, c'est pas facile. J'ai fini la mission avec eux, il restait 2 mois à la mission, J'ai été affectée comme chauffeur du Coyote. C'était ma première expérience vraiment aussi en tant que chauffeur, j'avais toujours été canonnière, et là je me ramassais chauffeur, c'était différent et épeurant. Entre nous autres on se le disait. Souvent, quand il y avait un engin explosif improvisé, le chauffeur souvent c'est la personne qui décède. Donc c'est quand même pas évident, à tous les jours que tu sors, je vais-tu revenir, est-ce que je ne reviendrai pas. Mais pour moi, les deux mois que j'ai fait avec eux ça s'est bien passé. J'ai été chanceuse, j'imagine. De leur côté, je sais qu'ils avaient vécu bien des choses, ils ont perdu 3 personnes pendant la rotation, mais à partir du moment que j'étais là, ça s'est relativement bien passé.