Une femme dans un monde d'hommes

Warning!

This video is only available in French.

Warning!

This video contains graphic content that may offend some viewers. Viewer discretion is advised.

Video file

Description

Mme. Dupuis raconte avoir dû faire ses preuves à chaque transfert car elle travaillait dans une monde d’hommes où peu de femmes exercent des métiers de combat.

Natacha Dupuis

Ms. Natacha Dupuis was born May 25, 1979 in Longueuil, Quebec. Throughout her younger years, she always had a desire to join the military. In 1997, at age 18, Ms. Dupuis joined the reserves and with family support and encouragement, she enlisted with Armoured Corp as a tanker. After receiving her basic training in Montreal as well as completed the Crewman course in Valcartier, Ms. Dupuis moved to Vancouver and joined the British Columbia Regiment. There she took an advance reconnaissance course and a few years later joined the Regular Force accepting more training on the Leopard tank and completed the Coyote Gunner/Driver course. Ms. Dupuis was deployed to Bosnia and twice to Afghanistan. Suffering from PTSD, Ms. Dupuis was medically released from the military. She now has a positive focus on her future and maintains pride for her service years. She is involved with the Canada Army Run and is a proud member of the Soldier On organization.

Transcript

Intervieweur : Le fait d'être une femme dans un monde d'hommes dans un métier généralement occupé par des hommes la plupart du temps, est-ce que ça eu un impact? Dans ma carrière, le fait d'être une femme, je ne peux pas mentir puis dire que ça a pas fait de différence. Ce n'était pas facile. Quand je regarde en arrière, je me souviens qu'à chaque fois que j'étais transférée de troupe ou d'escadron, c'était à recommencer, il fallait que je fasse mes preuves parce que j'étais une femme. Il n'y en presque pas de femmes dans les métiers de combat. Je sais que dans mon métier on est à peu près peut-être deux femmes pour cent homme. C'est pas un très haut ratio. Souvent, surtout les vieux de la vielle ne veulent pas de femmes. Eux autres ont été habitués qu'il n'y en avait pas, ça ne fait pas toujours l'affaire. Souvent, il faut toujours en faire le double de la moyenne pour être acceptée et pour leur faire réaliser que tu es capable. Des fois je regardais ça puis je voyais, mettons un gars dans la même troupe que moi, qui est à peu près 40 livres de moins que moi, plus petit que moi, mais personne en faisait de cas. Tu sais, c'est un gars. Mais une femme c'est non, il fallait que je travaille deux fois plus fort. Ça a été une carrière difficile dans ce sens-là. Par contre, ce que je peux dire, et une chose que je peux être fière, c'est, on parlait tantôt de l'Afghanistan, l'événement qui est arrivé, on était deux femmes qui ont réagi sur ça. Moi et une autre et on a bien réagi. On a tout fait ce qu'il y avait à faire. Je me souviens être en train de descendre une montagne avec un gars sur une stretcher, un gars d'environ 250 livres. Un gars en avant puis moi en arrière et puis je l'ai descendu le gars de la montagne. Il n'y a pas personne qui pourra venir me reprocher que parce que j'étais une femme, t'étais pas capable. C'était deux femmes et on l'a fait.

Meta Data