Déployé le lendemain du jour de l’An

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Description

Monsieur Ibaceta-Carter parle d’un départ pour un déploiement plus émouvant que les autres.

Transcript

C’est sûr, on manque des anniversaires, Noël, le jour de l’An. Je suis parti le lendemain du jour de l’An, alors c’était émouvant. Comment ça se vit, soit là-bas, ou pour la famille ici? C’était comme une émotion drôle. C’est comme la joie et la tristesse. Il était minuit, je me rappelle, on partait le premier, et toute la famille était là. On est comme le centre de l’attention. Et en même temps, on dirait qu’une semaine avant, moi personnellement, j’avais appris, pour ne pas blesser ma famille, pour qu’ils restent tranquilles, j’ai développé un système. Avant de partir, ne pas être triste. Ne pas démontrer de tristesse, que joie. Pour qu’ils soient contents et pas tristes, même s’ils l’étaient. Moi je suis une personne joyeuse, alors si j’étais triste, ils étaient tristes. Si j’étais joyeux, ils étaient joyeux. Cette soirée-là quand tout le monde s’est donné les caresses, ma mère était triste. Elle a brisé l’homme. Elle a réussi à briser l’homme. Mon père aussi. Ensuite, vous devez quand-même quitter, vous devez faire votre tour, les heures qui suivent le départ, vous savez à quoi vous en tenir, ce n’est pas votre premier déploiement? C’est ça, on sait. On développe certaines choses. La famille, elle est capable de battre les émotions. La famille est forte, je crois même plus forte que l’Armée canadienne dans le sentiment.

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