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Description
Un camarade criblé de balles, des compagnons qui frôlent la mort. Comment continuer malgré ces horreurs…
Hermel Pelletier
Mr. Pelletier was working on a farm when war broke out. He had the choice of staying but he decided to enlist in 1943. After completing his basic training at Rimouski and advanced training at Valcartier, he was shipped off for England to complete his training. He was in charge of mortars in his platoon. He took part in the entire Normandy Campaign, notably D-Day and the battle of Carpiquet airport. His leg was injured during bombing in Holland and he was taken home.
Transcript
Continuer malgré les horreurs…On avait quatre tanks je crois, un par compagnie. Quand on a sorti en dehors du village, c’est la plaine, là, là… Il y en a trois qui se sont fait descendre. Ça fait que là oups, ils ont arrêté ça, le, ils ont dit : « il va falloir trouver quelque chose. » Puis là, il y avait un canon ou des canons ils étaient plus loin dans le… j’ai des portraits de ça, ici, dans ça. Et puis là, c’est le lieutenant Moisan du Québec, qui a été désigné par son peloton pour aller capturer ces canons-là. Les canons, quand ils sont installés, ils sont défendus par des, des postes de mitrailleuses, tsé. Fait que fallait que, fallait que… Les tanks pouvaient pas rien faire parce que c’est l’infanterie fallait qui rentre. Fait que ils l’on fait. Le lieutenant Moisan il a été, il a eu une médaille pour ça. Il a été blessé. Il a une balle qui lui a passé dans une, dans une bombe fumigène, là, puis ça a mis le feu à lui. Puis, il a continué l’attaque pareil. Là, il avait vu une chose qui était… À partir d’un moment donné, une bottine, puis le pied était… il était encore dedans. Le canon l’avait fessé, puis lui avait coupé la jambe net. Là, il avait ramassé le gars.Comment continuer à avancer malgré ces horreurs? Faut que tu te fasses une idée, je pense, ça c’est pas mal la personne, je pense qui euh… s’entraîne lui-même pour ça. Parce que, moi j’ai connu un type, qui… C’était un batailleur, on va dire, un dénommé Leclerc, un grand six pieds. C’était un… Là, je l’ai vu à un moment donné, il avait pogné, je sais pas… il avait pogné un choc nerveux. Ils l’ont renvoyé en arrière. Moi je l’ai vu quand il est revenu, que l’attaque se préparait, que je parlais tout à l’heure, l’attaque que je parlais tout à l’heure, que j’ai vu les gars morts, là. Nos canons ont commencé à tirer. Mais ça, c’est pas dangereux, on les entendait même pas. On sait qu’ils viennent d’en arrière, c’est les nôtres. Puis là, lui, il a commencé à… plus capable de retourner...