Warning!
This video is only available in French.
Description
Joseph Duval relate son voyage en bateau et son arrivé au camp militaire à Glasgow.
Joseph Duval
Joseph Duval was born on January 19, 1924 in Danielson, Connecticut. He moved to Canada at a young age with his family. He was in Abitibi during the Great Depression. At the time, jobs and money were scarce, so he decided to enlist in the army. He did his training in Vancouver and then boarded the Empress of Canada for England. Joseph Duval took part in the Battle of Falaise and was seriously injured. He then returned to Canada.
Transcript
Le voyage s’est très bien passé. On a embarqué sur un bateau, on était sur l’Empress of Canada, je pense. Pis on était, je m’en rappelle pas, on était deux, trois mille soldats, à part des, il y avait des garde-malade, des WAF, des CWAC… on était pleins. On était seize par cabine. Dans des hamacs, fait que, non mais… celui qui était au quatrième, y’avait chaud, tsé. Pis dans le jour, ben ça c’est bien passé, la mer était belle, tout le temps, tout le temps, une belle, une belle vague, tsé, là, prolongée, mais pas de, pas de brusque. On est arrivés à Glasgow. Pis là, de Glasgow, on a pris le train, pis on s’est en allé je me rappelle plus de la place là… Pis là on a campé dans des tentes là. C’était tout des tentes qu’il y avait. On était huit, on était seize par tente. On était bien logé. Il y avait beaucoup de rats, ils venait manger nos sandwiches la nuit. (rire) Pour s’en débarrasser ils ont fait un fossé tout le tour du camp pis ils on mis du gaz dedans pis ils ont fait brûler toutes les tentes, pour se débarrasser des rats. Les rats sortaient pis ils se garochaient dans les fossés pis ils étaient pleins de feu, tsé… Ils les ont tous brûlés, après ça ils ont bâti un camp plus loin. La seule chose que j’ai détestée là-bas, c’est les repas. Le mouton. Le mouton pis la porridge. C’est la… le fameux gruau, là. Tu mettais ton couteau pis il restait debout, tsé… (rire) tu coupais ça au couteau. Pis le mouton, ben… ils te servaient ça comme un stew là, pis il était à moitié coupé fait que ça se tenait tout pareil comme un chapelet, là. On avait des chiens qui venaient autour de la cuisine, on leur offrait pis y’en voulaient même pas. C’était pas mangeable… ça figeait dans nos mestin parce que c’était servi en plein air. Ils prenaient ça, ils mettaient ça… dès que ça tombait dedans ça venait figé ben dur. Ça, j’en mange plus depuis ce temps-là.