Adrian Fyfe

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S'est enrôlé

  • 1989

Affectations

  • Royaume-Uni
  • Allemagne
  • Irlande du Nord
  • Texas
  • Gagetown
  • Ottawa
  • Victoria

Déploiements

  • Déploiements nationaux (grève des ambulanciers, grève des transporteurs de carburant, grève des pompiers, fièvre aphteuse)
  • Iraq
  • Israël
  • Irlande du Nord (3)
  • Bosnie (2)

Médailles et distinctions

  • Médaille canadienne du maintien de la paix
  • Organisme des Nations Unies chargé de la surveillance de la trêve (ONUST)
  • Médaille du jubilé de diamant de la reine
  • Médaille du jubilé d’or de la reine Décoration des Forces canadiennes
  • Médaille du service général 1962 (agrafe d’Irlande du Nord) (Op BANNER) (trois périodes de service à l’étranger)
  • Force de protection des Nations Unies (FORPRONU) (Op GRAPPLE)
  • Médaille de l’OTAN pour l’ex-Yougoslavie non-article 5 (Op PALATINE)
  • Op TELIC (Iraq) (Op TELIC)
  • Médaille pour service accumulé Médaille du service méritoire (États‑Unis)
  • Mentions élogieuses de niveau 2 – quatre

Adrian Fyfe

Victoria (C.-B.)

Une carrière bâtie sur la confiance

À l’affût sur un volcan

En 2013, le lieutenant-colonel Adrian Fyfe était chargé de surveiller une guerre qui, en théorie, était terminée depuis plusieurs décennies.

Depuis son poste au sommet du mont Bental, un volcan en sommeil situé dans le plateau du Golan, il surveillait un cessez-le-feu précaire qui était en vigueur en contrebas.

M. Fyfe suivait les mouvements le long de la frontière et observait l’activité près de la ville en ruines d’al-Quneitra, juste au-delà de la ligne séparant le plateau du Golan de la zone tampon de l’ONU en Syrie.

Avec son équipe, il analysait les cratères laissés par les obus de mortier, d’artillerie et de chars pendant la guerre civile syrienne.

Il documentait l’activité des avions de chasse, des hélicoptères d’attaque et de l’artillerie.

A man wearing khakis and a UN peacekeepers ballcap stands behind a large set of binoculars. He has a Canada flag patch on his left shoulder and is overlooking a desert area.

Adrian Fyfe à un poste d’observation de l’ONU sur le plateau du Golan.

M. Fyfe a servi en uniforme pendant des décennies – plus de 20 ans dans l’armée britannique, avant de s’enrôler dans les Forces armées canadiennes.

Au moment où il a pris le commandement de l’opération JADE (contribution du Canada à l’Organisme des Nations Unies (ONU) chargé de la surveillance de la trêve [ONUST]), des membres des Forces armées canadiennes servaient déjà en tant qu’observateurs militaires non armés chargés de surveiller les cessez-le-feu et les accords d’armistice. En tant que chef adjoint du Groupe d’observateurs du Golan, il a organisé le déploiement des observateurs de l’ONUST aux côtés de leurs homologues armés de la Force des Nations Unies chargée d’observer le désengagement (FNUOD), rencontrant fréquemment les représentants des 26 nations qui participaient à la mission.

Lorsque la confiance était primordiale

Au cours de ses 400 jours passés sur le plateau du Golan, il a appris à faire confiance à ses coéquipiers, ainsi qu’à des collègues fidjiens, irlandais et indiens sur lesquels il comptait pour obtenir des informations et assurer sa sécurité. Ce lien de confiance était primordial lorsqu’il devait accomplir des tâches dangereuses, comme analyser les cratères de bombes le long de la barrière technique. Il travaillait souvent à proximité de positions des factions syriennes.

Il y a eu des moments de tension où la confiance était primordiale.

Two UN peacekeepers sit on top of an observation post overlooking the Golan Heights

Adrian Fyfe et un collègue de la force de maintien de la paix assis au sommet d’un poste d’observation de l’ONU au Moyen-Orient.

Comme la plupart des gardiens de la paix le savent, les missions ne sont pas toujours pacifiques. Une entrée de son journal intime datée du dimanche 17 juillet 2013 se lit comme suit :

« 15 h 30. Énorme explosion. Je me suis jeté au fond de la tranchée. Quatre minutes… puis le silence. »
En réponse à l’incursion d’un drone russe, les forces de défense israéliennes ont tiré un missile de défense aérienne de plusieurs millions de dollars. Le missile a manqué le drone, mais a également manqué de peu M. Fyfe et son coéquipier néo-zélandais. Quelques instants plus tard, deux F-15 de l’armée israélienne ont survolé la zone et ont tiré des missiles air-air. Il y a ensuite eu un silence assourdissant.

« Il n’existe pas d’environnement sans risque », confie M. Fyfe.

« On apprend à s’y sentir à l’aise. »

Une équipe multinationale

La mission a réuni des observateurs de l’ONU venus du monde entier. M. Fyfe adorait travailler avec des Néerlandais, des Suisses, des Australiens, des Fidjiens et des Lettons. Chacun apportait sa propre culture militaire, sa fierté nationale et ses particularités.

« On est plongé dedans », a-t-il souligné. « On représente son pays et on est unis par une mission commune. »

« Je travaillais avec toute une équipe de professionnels extraordinaires », se souvient-il, ajoutant qu’il était toujours fier de représenter le Canada.

Au cours de son premier mois, il a été dirigé par un officier d’infanterie argentin accompagné de deux officiers néerlandais chevronnés. Leurs liens d’amitié ont perduré.

« Quand un Canadien arrive, tout le monde sait que ça va bien se passer », explique-t-il. « Les Canadiens sont connus pour leur approche à la fois légère et juste. »

Une occasion d’explorer

Malgré toute la tension liée à la mission, le déploiement a également donné le temps à M. Fyfe d’explorer l’histoire et la culture du Moyen-Orient. Alors que certains restaient à l’intérieur pour échapper à la chaleur de l’été méditerranéen, il sortait pour explorer. Il faisait de la randonnée, nageait dans la Méditerranée, visitait des châteaux des croisés vieux de plusieurs siècles. Il dormait à la belle étoile dans le désert du Néguev et découvrait la Jordanie voisine.

« Je voulais profiter de cette occasion », affirme-t-il. « Ce sont des expériences uniques dans une vie. »

Des souvenirs inoubliables

Certaines de ses expériences les plus mémorables au Moyen-Orient n’étaient pas liées au travail.

Il se souvient de la visite de la veille de Noël avec la ligne du poste d’observation avant de se rendre en voiture à Jérusalem pour fêter Noël avec les soldats de l’Op PROTEUS.

Il garde le souvenir de cet après-midi où il a arpenté les rues silencieuses de Jérusalem sous une neige qui tombait doucement.

Il se souvient d’être allé à la mer Morte le lendemain de Noël pour profiter de la tranquillité du monastère de Saint-Gérasime, avant de terminer sa balade au château des croisés de Kerak.

Two men in khakis stand with their arms around a smaller, older man with a moustache and a white cap. Behind them is a stone wall and a table full of bottles of honey.

Adrian Fyfe, à droite, et sa source au sein des services de renseignement de l’armée syrienne, dans le nord de sa zone d’opérations, posent aux côtés d’un vendeur de miel de Bental.

Les souvenirs des moments passés avec ses collègues observateurs de l’ONU lui sont également chers. Ils ont partagé des repas – des fruits de mer suisses, de la viande et des pommes de terre finlandaises, des desserts néerlandais – avec les Australiens qui apportaient une ambiance festive. Il y a des images, des sons et des odeurs qu’il n’oubliera jamais : des mois passés à boire du thé avec le vendeur de miel de Bental, à acheter des dizaines de pots de son délicieux miel parfumé aux fleurs du désert du Golan, et à parler avec lui de sa famille en Syrie.

En Iraq, M. Fyfe a occupé le poste de commandant adjoint durant son service au sein de l’armée britannique. Il a découvert la vie à la frontière avec l’Iran, au milieu des décombres laissés par la guerre Iran-Iraq, interceptant des engins explosifs improvisés et découvrant le mode de vie des citoyens.

Il a accompagné le British Museum dans l’ancienne ville d’Ur et a ressenti l’effervescence de commander 1 200 soldats de combat dans le centre de Bassora.

« L’honneur et la dignité des gens au Moyen-Orient, c’est ce qui reste gravé en vous », souligne-t-il.

Représenter le Canada

Porter un drapeau sur l’épaule dans le cadre d’une mission multinationale implique une certaine responsabilité.

« Les gens perçoivent le Canada à travers vous », ajoute M. Fyfe.

Il a tellement apprécié son service militaire qu’il raconte en plaisantant que sa belle-mère lui a un jour demandé quand il comptait « grandir et trouver un vrai travail ».

« Quand ça ne sera plus amusant », lui a-t-il répondu.

« J’ai toujours voulu simplement faire mon travail, laisser derrière moi quelque chose de mieux que ce que j’avais trouvé en arrivant, bien représenter mon pays et savourer l’aventure », renchérit-il.

Adrian Fyfe figure sur l’affiche consacrée aux Forces armées canadiennes au Moyen-Orient en 2026.

Adrian Fyfe laisse sa marque. Il est un vétéran des Forces armées canadiennes. Découvrez d’autres histoires.

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