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Description
M. Gilbert nous décrit son hôpital militaire de campagne en Égypte.
Anthony Jean Gilbert
Né à Jérémie, en Haïti, M. Gilbert s'intéresse tôt à la médecine et prend des cours afin de devenir chirurgien. Avant même d'obtenir son diplôme, une rencontre fortuite avec un touriste (le docteur Loyola Peraz de l'Hôpital St. Mary's de Montréal) l'incite à émigrer au Canada. Sans visée militaire particulière, M. Gilbert postule un peu partout au pays et, encore une fois, c'est le hasard qui l'amènera dans l'armée. Après avoir passé plusieurs années comme chirurgien militaire en sol canadien, on l'envoie en Égypte en tant que chirurgien en chef du contingent canadien des forces de l'UNEF II (United Nations Emergency Force II), veillant au bon déroulement du déploiement des forces israéliennes et égyptiennes en Égypte et en l'Israël. Fier de sa carrière militaire, M. Gilbert affirme que l'armée est comme un virus qui ne sort pas du corps !
Transcription
Depuis la Guerre de Corée, c’est la première fois que le Canada envoyait un hôpital de campagne. Donc j’étais le premier chirurgien depuis la Guerre de Corée à aller travailler en dehors du Canada, chirurgien militaire.Donc… nous étions… y’avait 1 100 Canadiens je crois à l’époque. J’étais le seul chirurgien. Nous étions… Il y avait un anesthésiste, y’avait cinq autres médecins, plutôt sept médecins… oui, nous étions sept médecins parce que comme nous autres, en formation militaire, nous sommes tous des médecins généralistes aussi. Il n’y a pas un médecin militaire qui n’est pas généraliste. Ça nous permettait, quand on a ouvert l’hôpital de campagne au Caire… donc chacun fait la garde tous les soirs. Chaque médecin fait une garde. Donc y’a sept jours, nous étions sept médecins et puis on s’arrangeait pour changer, pour que c’est le même qui fait toujours la garde la fin de semaine. C’était très, très bien organisé.D’autant plus qu’en arrivant en Égypte, ce sont les, les… les Égyptiens… Les médecins égyptiens venaient même demander conseil. Moi j’ai été visiter leurs hôpitaux. Ils m’ont fait visiter leurs hôpitaux militaires et civils, mais c’est pas comme… c’est pas comme… Ils étaient… ils voyaient… quand ils voyaient notre hôpital de campagne, il disaient : « C’est pas vrai ? Un hôpital sous des tentes comme ça ! » On avait tout, tout, tout, tout, tout. Tout, tout, tout.