Nous avons défendu notre liberté.

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Description

M. Allard indique pourquoi il s’est joint aux efforts de guerre; il croit que les Canadiens français n’ont pas défendu leur pays, mais qu’ils se sont battus pour la liberté et la sécurité de leurs familles.

Hector Allard

Hector Allard est né le 3 décembre 1897, à Yamaska, au Québec. Il a tenté de s’enrôler en 1915, mais sa demande a été refusée en raison de son poids trop bas. Il s’est joint au 10e Régiment de réserve à Montréal le 3 mai 1918, et a quitté en direction de l’Angleterre le 15 mai 1918. À son arrivée à Valenciennes, en France, le 25 octobre 1918, il s’est joint au 22e Bataillon. M. Allard est demeuré au front en France pendant quatre jours en novembre avant la signature de l’Armistice. Il a fait partie des forces d’occupation en Allemagne. Il est revenu au Canada en mai 1919. M. Allard travaillait pour le gouvernement provincial depuis sa libération de l’Armée en 1919. Il a épousé Anne Marie Boulet le 28 mai 1923. Le couple a eu deux enfants. M. Allard est décédé le 13 février 1989.

Transcription

Q. Est-ce que le Canada français s’intéressait à cette guerre? R. Oui, pour nous ça valait mieux que de rester au Canada. Si on restait au Canada, si la guerre était au Canada, la maison aurait sauté. Si la guerre avait lieu en Europe, ils n’avaient rien à faire au Québec, ni au Canada. Il valait mieux aller là-bas que rester ici. Pour moi, c’était mieux d’aller là-bas que de rester ici. On n’avait pas de conflit ici. On ne faisait pas sauter nos maisons. On ne se battait pas pour le drapeau, on se battait pour notre liberté. Au Québec, on avait peur de faire les choses.Q. Donc vous ne vous êtes pas battu pour le drapeau? R. Non, pour la liberté, on s’est battu pour la liberté. On s’est battu pour nos parents, notre père, notre mère, nos frères et soeurs, personne ne s’est fait tuer, on n’avait pas de conflit au Canada, mais si les Allemands étaient venus ici, on aurait eu des ennuis.Q. On dirait que vous n’êtes pas allé là-bas pour vous amuser finalement, en vous battant pour la liberté. R. Si je ne le faisais pas, mon fils était dans la Seconde Guerre à 18 ans. Il s’est engagé dans l’armée en 42. Ma femme a dit : « Si on gagne la guerre, on n’aura pas d’ennuis au Québec ni au Canada. » J’aime mieux risquer ma vie en Europe qu’ici.

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