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Description
Muté à l’hôpital de la base militaire de Borden, monsieur Villeneuve parfait ses compétences en soins infirmiers, enseigne à l’école du service de santé des forces canadiennes, puis la guerre du Golfe commence en 1991…
Errol Villeneuve
Né à Sainte-Rose du Nord, Monsieur Errol Villeneuve fait ses études en techniques de laboratoire, mais il se rend vite compte qu’il serait malheureux à « regarder des pipettes et des microbes à longueur de journée ». Il décide donc de changer de vocation et de devenir infirmier. Même s’il travaille déjà à l’hôpital de Chicoutimi, il joint les forces en 1981 pour apprendre l’anglais en pratiquant sa profession. Sa formation de base d’officier se fait à Chilliwack (Colombie-Britannique), puis il travaille dans divers hôpitaux militaires. Lorsque la guerre du Golfe éclate en 1991 il est déployé en Arabie saoudite, puis prend part à l’Opération des Nations Unies pour le Rétablissement de la Confiance en Croatie (ONURC) en 1995.
Transcription
J’ai tout fait ça et la guerre du Golfe est arrivée en 91, pis ça a été mon premier déploiement. Où ce que… ça a pas été très long. On n’a pas été averti beaucoup là. On a eu, on a eu à peine quelques semaines pis on s’est préparé un mois, un mois et demi. Après ça on est parti pour la guerre du Golfe. Bien entendu, ça a pas duré longtemps, mais les meilleures guerres sont celles qui débutent pas, mais si elles sont pour débuter, bien elles ne devraient pas durer longtemps. Puis c’est en plein ce qui est arrivé. On est arrivé là-bas, c’était encore la guerre, mais on a eu… y’a eu des incidents désagréables, mais… On a eu la chance d’aider, d’aider les Britanniques, les Américains qui étaient là-bas. Fait que c’était très intéressant. Pis ce qui était agréable c’est qu’on pouvait faire ce pourquoi on était rentré dans les forces, pis qu’on avait jamais vraiment eu la chance de faire. Parce que comme infirmier et infirmière, quand moi j’ai joins, t’étais dans les hôpitaux, pis… tannez-nous pas. Les hôpitaux, les hôpitaux de base, tannez-nous pas, c’est là que vous restez. Mais là, y’ont réalisé que y’avaient besoin de nous autres quand je dis… le système a réalisé que on était aussi opérationnel que le reste du monde, que les autres occupations. Puis c’est… notre rôle a commencé à changer beaucoup à ce moment là. Beaucoup, beaucoup, beaucoup. Puis on est devenu beaucoup plus opérationnel. Ce qui était positif parce que c’était la raison pour laquelle on avait joint les Forces armées canadiennes.On était sur terre, dans l’hôpital de campagne. On était à une place qui s’appelait Al Qaysumah, qui est au nord, nord-est de l’Arabie Saoudite. On était à environ, peut-être trente, quarante kilomètres des lignes du Kuweit. Puis, bien entendu avec tout ce qu’on peut s’imaginer. On n’était quand même pas directement là au front, mais avec des obus qu’on peut voir, qu’on peut entendre.Nous, on a travaillé plus avec l’hôpital britannique, puis c’étaient des militaires et des prisonniers de guerre aussi. Mais ça n’a pas été très long comme je vous dis. Ça a été quelques jours, pratiquement, pour nous qui était monté à Al Qaysumah parce qu’il y avait quelques vagues. Y’a une vague qui est montée avant nous autres, puis moi je faisais partie de la deuxième vague qui est arrivée à Al Qaysumah, donc c’était… ça a été quelques jours à peine. La guerre était finie après ça, ce qui était bien pour la population et pour la coalition aussi.