Forces armées canadiennes

Lorsqu’il a décidé de s’enrôler dans les FAC en septembre 1984, Marc Bergeron avait déjà terminé son diplôme d’études collégiales (D.E.C) en photographie. Il recherchait alors l’adrénaline et l’aventure. « Je suis une personne d’action. Mettons que je grouille pas mal. »

Alors âgé de 23 ans, il approchait l’âge limite (à l’époque) d’enrôlement. Puisqu’il possédait déjà son D.E.C, il est directement devenu photographe à la base navale d’Halifax sans avoir à suivre de formation pour un métier.

À l’école secondaire, Lyna Gravel avait à l’esprit de devenir océanographe. Lorsqu’elle a su qu’elle pouvait exercer ce métier dans la Marine royale canadienne, elle a pris la route du Collège militaire. Elle en est plutôt ressortie avec un baccalauréat en génie civil et a fait carrière en logistique.

En grandissant à Ingonish Beach, en Nouvelle-Écosse, Lynn Doucette a toujours su qu’elle voulait se joindre à la Gendarmerie royale du Canada. Lorsque le moment est enfin arrivé, elle a été dévastée d’apprendre qu’une exigence de taille l’empêchait de réaliser son rêve. Elle ne s’est pas découragée et s’est tournée vers les Forces armées canadiennes. Inspirée par son frère qui était dans la Marine, elle s’est dit que les Forces aériennes pourraient convenir et a fini par y trouver une carrière à vie.

Originaire d’Antigonish, en Nouvelle-Écosse, la caporal (à la retraite) Kate MacEachern n’était pas une adolescente ordinaire. Elle et son amie Nikola envisageaient déjà de s’enrôler dans l’armée, alors qu’elles étaient à l’école secondaire. « Enfant, je voulais déjà devenir membre des forces armées. Il y a 35 ou 40 ans, ce n’était vraiment pas une option traditionnelle pour une fille de vouloir entrer dans l’armée. »

S'engage dans la militaire

C’est en 1990, à l’aube de l’âge de la majorité, qu’Hélène Le Scelleur est devenue réserviste dans les Forces armées canadiennes (FAC). Ses parents n’étaient pas convaincus qu’elle y ferait long feu. Elle les a surpris en gravissant rapidement les échelons militaires, passant de sous-officier à officier, pour devenir capitaine en 2007.

Lorsqu’on lui pose la question à savoir si elle a aimé sa longue carrière militaire, Francine Beaudry n’hésite pas : « L’armée, c’était pour moi une grosse famille ». Vétéran depuis un peu plus de 25 ans, elle demeure très engagée au sein de la communauté militaire dans la région de Québec.

Il peut sembler difficile de croire que le rêve d’un jeune de Lethbridge, en Alberta, de faire carrière en mer puisse un jour devenir réalité. Après tout, l’océan Pacifique se trouve à 1 200 km à l’ouest et l’océan Atlantique, à une distance presque quatre fois plus grande à l’est.

David Joseph Bodie a malgré tout trouvé une façon de concrétiser son rêve de travailler en mer.

C’est au secondaire que le Lieutenant-colonel (à la retraite) Charles Cormier s’est découvert un intérêt pour les opérations militaires. Après une présentation en classe du Programme de formation des officiers des Forces armées canadiennes, il s’est enrôlé dans la Réserve à l’âge de 16 ans. À 18 ans, il est passé dans la Force régulière et a amorcé ses études au Collège militaire royal de St-Jean. « Je ne voulais pas mettre de stress financier sur mes parents. »

Quand on lui a demandé pourquoi il s’était enrôlé, il a simplement répondu : « Il y avait une guerre et je voulais y prendre part. » De 1942 à 1945, il a servi dans l’Aviation royale canadienne à titre de pilote de chasse et de reconnaissance.