Déployé le lendemain du jour de l’An

Attention!

Cette vidéo contient des scènes au contenu graphique qui pourraient choquer, et est réservée à un auditoire averti.

Video file

Description

Monsieur Ibaceta-Carter parle d’un départ pour un déploiement plus émouvant que les autres.

Pedro Ibaceta-Carter

Monsieur Ibaceta-Carter est né à Santiago au Chili et sa famille a émigré au Canada. Il s’est enrôlé dans la réserve des Forces armées canadiennes comme cuisinier au milieu de la vingtaine. Il est ensuite devenu technicien en approvisionnement avec la force régulière. Porter l’uniforme a toujours été une grande source de fierté. Il a servi 13 ans avec les Forces armées canadiennes et a été déployé entre autres quatre fois en Afghanistan.

Transcription

C’est sûr, on manque des anniversaires, Noël, le jour de l’An. Je suis parti le lendemain du jour de l’An, alors c’était émouvant. Comment ça se vit, soit là-bas, ou pour la famille ici? C’était comme une émotion drôle. C’est comme la joie et la tristesse. Il était minuit, je me rappelle, on partait le premier, et toute la famille était là. On est comme le centre de l’attention. Et en même temps, on dirait qu’une semaine avant, moi personnellement, j’avais appris, pour ne pas blesser ma famille, pour qu’ils restent tranquilles, j’ai développé un système. Avant de partir, ne pas être triste. Ne pas démontrer de tristesse, que joie. Pour qu’ils soient contents et pas tristes, même s’ils l’étaient. Moi je suis une personne joyeuse, alors si j’étais triste, ils étaient tristes. Si j’étais joyeux, ils étaient joyeux. Cette soirée-là quand tout le monde s’est donné les caresses, ma mère était triste. Elle a brisé l’homme. Elle a réussi à briser l’homme. Mon père aussi. Ensuite, vous devez quand-même quitter, vous devez faire votre tour, les heures qui suivent le départ, vous savez à quoi vous en tenir, ce n’est pas votre premier déploiement? C’est ça, on sait. On développe certaines choses. La famille, elle est capable de battre les émotions. La famille est forte, je crois même plus forte que l’Armée canadienne dans le sentiment.

Catégories