Attention!
Cette vidéo contient des scènes au contenu graphique qui pourraient choquer, et est réservée à un auditoire averti.
Description
M. Aubé explique le choc culturel qu’il a vécu en Afghanistan.
Étienne Aubé
Monsieur Aubé est né en 1981 à Drummondville, au Québec. À l’âge de 18 ans, il cherchait une carrière qui le mettrait au défi. Il ne connaissait pas beaucoup la vie militaire mais un ami l’a convaincu de s’enrôler dans les Forces armées canadiennes. Au début, il pensait que partir à l’étranger signifiait aller participer à la guerre. Après deux déploiements en Afghanistan en tant que sapeur de combat, il a compris qu’un rôle principal des Forces est d’aider les personnes marginalisées et de changer des vies. En juillet 2009, M. Aubé a presque perdu la vie quand il a marché sur un dispositif explosif improvisé. En retournant au Canada, il a reçu une aide précieuse du programme Sans Limites, ce qui l’a aidé à relever de nouveaux défis, y compris participer aux Jeux Invictus 2017.
Transcription
Intervieweur : Un jeune homme, original de Drummondville, arrive là. C’est un choc culturel?
Oui définitivement. Oui, oui, c’était un gros choc culturel. C’était la première fois en réalité que j’allais dans des pays, bien, on va se dire c’est musulman à cent pour cent. Donc on arrive là-bas, c’est les prières dans les « speakers ». Il y a ça, tu sais. Il y a la culture qui n’est pas occidentale de tout non plus là. Puis encore plus à Kandahar qu’à Kabul, le monde était éduqué. Il y avait une université, il y avait, donc ils étaient un peu au courant de ce qui se passait sur la terre. Kandahar c’est des milieux ruraux donc le monde. J’ai parlé avec un monsieur d’une soixantaine d’années qui pensait que la terre était plate.
Intervieweur : Avez-vous eu de la chance d’interagir avec des personnes de la communauté, des enfants?
Oui souvent. Souvent on a fait des, on a déminé des parties dans les villages. On a enlevé des bombes, des A.I.Ds, donc des bombes improvisées explosives. On a fait des campagnes aussi de vaccination avec les équipes médicales là-bas. Donc on était en contact constant avec la population là-bas, oui.