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Description
Monsieur Ibaceta-Carter parle de la difficulté de quitter les Forces et de l’importance de demander pour l’aide.
Pedro Ibaceta-Carter
Monsieur Ibaceta-Carter est né à Santiago au Chili et sa famille a émigré au Canada. Il s’est enrôlé dans la réserve des Forces armées canadiennes comme cuisinier au milieu de la vingtaine. Il est ensuite devenu technicien en approvisionnement avec la force régulière. Porter l’uniforme a toujours été une grande source de fierté. Il a servi 13 ans avec les Forces armées canadiennes et a été déployé entre autres quatre fois en Afghanistan.
Transcription
J’ai gardé contact avec peut-être quelques-uns, mais en cours de route, on s’est éloignés. On s’est éloignés, premièrement j’étais triste quand j’ai dû quitter les Forces médicalement, mes genoux m’ont abandonné, j’étais blessé aussi en exercice de l’Armée, le dos aussi. Alors l’Armée a dû me donner la retraite. On est difficiles en sortant des Forces. On veut pas entendre les problèmes des autres. On veut s’éloigner un peu des problèmes des autres parce qu’on en a assez avec les nôtres. On est comme suffoqués, on s’éloigne, on s’isole. On se met dans un cocon, et on pense qu’on se comprend, mais pas du tout. On est trop tout seul. Après ça, Anciens Combattants embarque avec son soutien, ils nous aident, nous prête le soutien nécessaire si on veut. C’est comme tout dans la vie, c’est nous qui doit aller le chercher. Il n’y a pas personne qui va venir sonner à la porte pour dire tu as besoin de l’aide. J’ai dû aller chercher de l’aide, j’ai trouvé l’aide. Je remercie aujourd’hui d’avoir eu l’aide. Il y a un moment donné où je suis retourné dans la non-fierté, dans la rage, dans le décourage, parce qu’on avait pas fait des bonnes choses, l’Armée était pas correcte. Mais dans le fond, non. C’est une erreur, c’est juste de la tristesse, la douleur, la rage. On veut pas quitte notre uniforme, ça, c’est dur.