Description
Monsieur Lapointe raconte le déroulement des journées en Afghanistan, le besoin d’une routine et aussi de briser la routine après un certain temps.
Blaise Lapointe
Monsieur Lapointe est né à Red Deer en Alberta. Il a étudié dans l’Ouest canadien et aux États-Unis, avant de s’enrôler avec le programme ROTP. Il a fait sa formation universitaire et militaire à Saint-Jean-sur-Richelieu, à Kingston et à Gagetown. Monsieur Lapointe a d’abord été posté au 5 RGC à Valcartier comme officier du génie. Il a servi entre autres au Québec, en Alberta, en Ontario et au Nouveau-Brunswick, de même qu’en Afghanistan et au Népal. Au moment de l’entrevue en 2018, il était Major et était toujours en service avec les Forces armées canadiennes.
Transcription
Est-ce qu’il y avait des journées typiques quand vous étiez là-bas? Oui, veut, veut pas, on est obligés d’établir une routine. Je ne me rappelle pas de l’heure qu’on se levait le matin, en général j’essayais de me lever, de faire un peu d’entrainement physique, et après ça, j’allais au bureau, j’étais principalement dans un bureau en tant que commandant de troupe EOD, je corrigeais des rapports, essayais de m’assurer que les gars avaient l’équipement dont ils avaient besoin, faisait des références, analysait les retours, essayait de voir les tendances dans les régions, ces genres de choses-là. Et puis le soir, on se couchait. Avez-vous été basé toujours au même endroit quand vous étiez en Afghanistan? Oui, j’étais principalement à Kandahar Air Field et à quelques occasions, je suis sorti faire des tâches, des opérations à l’extérieur. Et vous hommes aussi, ils revenaient toujours? Non, eux étaient principalement déployés dans les bases d’opérations avancées, je pense qu’on appelle ça en français, les FOB. Eux ils étaient plus stationnaires dans les petits postes avancés. De temps en temps, on faisait une rotation pour que quelqu’un puisse partir en congé ou éviter la monotonie qui peut poser des problèmes aussi. Ça commence à devenir plus difficile de porter attention, ça me les soldats à risque aussi. On essayait d’équilibrer ça aussi un peu, donner aux gens une certaine continuité pour qu’ils comprennent le milieu, qu’ils aient une bonne connaissance du danger mais en même temps, le changer assez souvent pour ne pas que l’ennui s’installe et qu’ils commencent à manquer des choses par inattention.