Canadian Armed Forces

On dit qu’il n’y a pas de lien plus puissant que celui qui unit une mère et son enfant. Le lien étroit entre Nancy M. Siew et son fils, le capitaine Cletus Cheng, semble évident lorsqu’elle raconte leur dernière conversation téléphonique. Elle décrit avoir ressenti une conviction profonde ou ce que certains appelleraient une intuition maternelle. « Pendant cette dernière conversation que nous avons eue, j’avais le pressentiment qu’il mourrait pendant la compétition… quand nous avons eu l’annonce de son décès, je me sentais engourdie parce que je savais que ça allait arriver.


Charles Hamel a été nommé en l’honneur de son oncle Charlie, qui a perdu sa jambe au cours de la Seconde Guerre mondiale. Son père était un officier d’infanterie dans le Royal 22e Régiment et avait participé à la guerre de Corée, alors qu’un autre de ses oncles manœuvrait un engin de débarquement pendant la Seconde Guerre mondiale.

« Il me semblait que c’était là que je devais être. »


« Mon frère s’était enrôlé trois ans avant moi, dit Barnes. J’ai entendu des histoires sur l’expérience excitante que c’était, j’ai donc décidé de tenter ma chance. »

Enrôlement

L’adjudant (retraité) Brian Prairie est un fier vétéran métis, tirant ses origines à la fois de la rivière Rouge et de l’Ontario. Il s’engage à préserver et à honorer la culture et l’histoire de son peuple.

Son parcours militaire a commencé au début des années 1970 avec les réserves de l’armée à Thunder Bay, en Ontario.

« C’était une époque où il y avait beaucoup de paix, d’amour, de marijuana et d’expérimentation, et je ne me sentais tout simplement pas à ma place », se souvient-il.

Bill Toussaint est né à Sydney (Nouvelle-Écosse) en 1947. La famille de sa mère avait réussi à se rendre au Canada grâce au chemin de fer clandestin. Son père avait immigré de Grenade à la recherche d’un travail. Bill a grandi dans un quartier appelé Whitney Pier, une communauté diversifiée regroupant de nombreuses cultures différentes.

Bettina Fuchs s’est enrôlée dans les Forces armées canadiennes en 1985 pour mettre de l’ordre dans sa vie et obtenir une certaine stabilité financière. Sa passion de la conduite et du plein air l’a dirigée vers une carrière en tant que conductrice de matériel mobile de soutien. « C’est tellement un métier diversifié; il y a tant de choses que vous pouvez faire. […] Nous conduisons toute sorte de véhicule, de semi-remorques aux autobus – tout véhicule ayant une utilité. Équipement lourd, véhicules de dignitaires, véhicules transportant des troupes, véhicules de drones aériens.

L’enrôlement du caporal Bambi Gray dans les FAC était quelque peu inattendu, mais pas complètement sans raison. Puisque son père amenait l’un de ses trois frères dans les Cadets de l’Armée alors qu’elle n’avait que cinq ans et qu’il s’était ensuite porté volontaire dans les cadets comme quartier-maître, elle a passé une grande partie de son enfance à porter l’uniforme. « Je me suis jurée que je ne voulais pas m’engager dans l’armée, car j’avais été dans les Cadets de l’Armée toute ma vie, de 5 à 18 ans. Je me disais que j’en avais assez de porter un uniforme ».


Collège militaire

Dans les années 1990, les mises à pied et les retraites anticipées de centaines d’infirmières et infirmiers au Québec limitaient considérablement les perspectives de carrière des nouveaux diplômés collégiaux dans le domaine. Annie Tétreault, justement dans cette situation, cherchait du travail. Un ami qui étudiait au collège militaire lui a conseillé de soumettre sa candidature pour le programme des études subventionnées dans les FAC.

Le capitaine (à la retraite) Andrew Webb possède un tout petit souvenir, vieux de 30 ans, de la chose la plus horrible dont il ait jamais été témoin – et de son plus grand accomplissement militaire – la découverte d’un hôpital pour enfants abandonné à Fojnica, en Bosnie, où il a contribué à sauver plus de 200 enfants pendant les conflits en Yougoslavie. Le capitaine Webb a servi au sein de la Force de Protection des Nations Unies (FORPRONU) en Bosnie lorsque « le pays entier a sombré dans l’anarchie. Nous tentions de maintenir la paix dans une région où la paix est inexistante. »

Alex Grant a grandi à Pincourt, au Québec, et s'est enrôlé dans les Forces armées canadiennes en 1981. Il a fréquenté l'Université Royal Roads où il a obtenu, en 1986, un baccalauréat ès sciences en physique et en océanographie. Après avoir suivi son entraînement de la marine, il a été affecté pendant deux ans à l'étranger à l'installation maritime du Système intégré de surveillance sous-marine (SISSM) de Whidbey Island (Washington).